About

Sébastien de Diesbach, profil

   Né le 10 novembre 1934, à Paris (Neuilly), d’un père suisse, ingénieur, et d’une mère anglaise. Il a une sœur, son ainée d’une année.

   En 1939, tous deux sont recueillis, en Angleterre, par la famille de leur mère. Ils ne reverront leurs parents qu’en 1946.

   Bien qu’on soutienne, dans l’entourage de Sébastien, que cette séparation a été la cause d’une grande souffrance (d’où un caractère impossible !), il n’a aucun souvenir d’une telle souffrance (et considère avoir un caractère excellent) !

   Du fait de plusieurs voyages entre la France, L’Afrique du Sud (dont sa mère était originaire), et l’Angleterre durant son enfance, il a appris et désappris le français et l’anglais à plusieurs reprises d’où sa manie : tenter de comprendre ce qui se dit et se pense autour de lui.

   À partir de son retour en France en 1946, pensionnaire en France d’une école imitant les méthodes anglaises : pas de pions, responsabilité personnelle, etc.

   Fait sa philo au Lycée Pasteur à Neuilly, où Sartre avait enseigné dix ans plus tôt. Devient sartrien (pas pour cette raison), vénère la liberté, considère que chacun doit faire sa vie, et s’impose l’engagement (mais pour quoi ?).

   Au désespoir de son père qui ne fait pas cependant opposition, fait des études de philosophie à la Sorbonne, débouchant sur une licence.

   Passe l’année 1956 en Italie, pour devenir un héros stendhalien. Revient en France au bout de souffrances intenses, qui le réjouissent au plus haut point : pas de passion sans larmes !

   Tandis qu’il est encore en Italie, suit dans la presse les événements en Pologne et l’insurrection hongroise (automne 1956). Se lie avec des mouvements d’extrême gauche.

   À Paris, découvre le groupe Socialisme ou Barbarie, et y adhère. Il en restera membre pendant dix ans. Le voilà enfin engagé !

   Jeune cadre dans une entreprise métallurgique (il s’est marié et doit gagner sa vie !) et membre d’un groupe marxiste révolutionnaire et antistalinien, il mène une existence schizophrénique, étant deux dans un.

   Il aura, avec sa femme, Danielle, quatre enfants que tous deux tenteront d’élever selon les nouvelles idées : liberté, initiative, responsabilité, communication. « Vous nous avez pourri la vie », diront plus tard les enfants du couple, malicieusement.

   L’intérêt pour l’informatique, qui commençait de se développer, le pousse à entrer dans la compagnie d’ordinateurs Bull (acheté par l’Américain General Electric). De là il passe chez un de ses clients pour introduire l’ordinateur dans l’organisation de la production.

   68 : pensant qu’il ne doit pas trahir l’idéal de sa jeunesse, il tente de mettre son usine en autogestion. À la fin du mouvement, la direction le licencie, à juste titre !

   Il pratique alors le conseil d’organisation pour les entreprises, anime des séminaires pour la formation des cadres et du personnel en matière de communication.

   En 1980 il prend, avec Danielle, styliste, la direction d’une société de recherche de tendances. Les clients en sont des entreprises produisant ou vendant des vêtements, des accessoires, des montres, des automobiles, etc., bref tout ce qui intéresse les consommateurs. Sébastien développe l’activité de la société aux États-Unis et au Japon, où des filiales sont installées.

   En 2005, lui-même et ses associés (dont son ex-femme Danielle) vendent la société.

   Il publie chez L’Harmattan un livre sur ses années avec Socialisme ou Barbarie : « La Révolution Impossible ». Il y expose que la révolution des mœurs, survenue en Occident durant les années 50, a remplacé la révolution sociale : c’est à changer leur vie que les gens se sont attachés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, non à changer le monde.

   Il s’installe dans les Hautes-Alpes avec Moraïma, sa femme, réalisatrice de films. Ils ont une fille, née en 1998.

   Depuis 2011 il publie chaque mois (le 15 autant que possible) sur son blog sebastiendediesbach.com un court texte concernant la vie comme il la voit du haut de la montagne. Ces textes, Sébastien les nomme des « D’Ailleurs », car, passant du coq à l’âne, ils voulent être toujours un peu en dehors du coup et lier ce qu’habituellement on ne lie pas.

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